« Qu’est ce qui t’a autant blessé pour que tu ressentes le besoin de me blesser pour en guérir ?  »

Avez vous remarqué, que souvent nous reprochons aux autres ce qui nous fait mal en nous ?

Il y a des années de cela, un ami, qui arrivait toujours en retard, et à qui je faisais continuellement la remarque parce que je détestais les gens en retard, m’a un jour répondu « j’arrêterais d’arriver en retard, le jour où tu arrêteras de t’énerver pour cela »…

Je me suis bien rendu compte ce jour là, que je faisais subir aux autres, mon énervement intérieur, mon agacement, MA souffrance!

Alors j’en ai pris mon parti, déjà pour les gens en retard, j’ai arrêté de m’angoisser chaque fois qu’une personne n’arrivait pas à l’heure et j’ai remarqué que quand je me conditionnais avant le rendez-vous, en me disant « tu t’en fiches même s’il arrive en retard, ce n’est pas grave, la vie continue, il n’y a pas mort d’homme et ce n’est pas parce qu’il ou elle arrive en retard, que cette personne te manque de respect « , parce que clairement, c’est ainsi que je le voyais, en retard sans prévenir=manque de respect envers moi !

Mais avec le temps, et surtout en vivant au Cambodge, j’ai compris que ce n’était pas du tout le cas, les gens arrivent en retard soit parce qu’il ne savent pas gérer leur temps, soit parce que eux-même ne sont absolument pas dérangés par les gens en retard et que par conséquent, ça ne les dérangent pas de le faire aux autres, soit parce qu’ils sont entrain de faire quelque chose qui doit être terminé avant de venir (ce qui revient un peu à « mal gérer son temps »… mais la pensée d’autrui ne va jamais jusqu’à « je vais être en retard parce que je ne la ou le respecte pas « … jamais !
c’est juste que ce qui est important pour vous, ne l’est pas forcement pour l’autre .

Et pour le reste de mes souffrances, je fais aussi très attention maintenant, car avec le temps l’expérience, j’ai remarqué que ce que l’on reproche à l’autre est TOUJOURS (déguisé ou pas!) une souffrance en nous à travailler !
Bien souvent, quand on ne trouve pas les mots à mettre sur les maux, on ressent le besoin de faire à l’autre ce qui se passe en nous, pour qu’il « comprenne », mais il y a d’autres chemin que la souffrance pour exprimer ce que l’on ressent, et ne pas oublier que c’est notre mental qui veut faire souffrir l’autre « ah ouai ? tu ne comprends pas ce que je te dis, et bien attends, je vais te montrer ! » …

Mais avez vous seulement essayer le chemin de l’expression de souffrance en soi ? c’est ouvrir son coeur en grand, ça fait peur, c’est sur, on montre ses faiblesses, on prend le « risque » que l’autre nous « écrase » encore plus… mais quand le coeur s’ouvre, même face à un égo … le coeur en face ne peut rester de marbre, et l’ego ne peut être que touché par cette mise à nu …

Exemple : (gardons l’idée de la personne qui arrive en retard)
au lieu de dire « oui tu me fais Ch*** à ne pas telephoner, tu es en retard, quoi ? en plus tu restes à boire un verre avec tes amis ? Non mais c’est la fin du monde ! »
Et bien on peut essayer d’exprimer ce qui souffre « le fait que tu restes boire un verre avec tes amis, alors que j’avais fais un repas pour nous deux me rend triste, d’une part parce que je suis seul(e) à la maison, et en plus (le plus dure à dire et à trouver !) j’avais envie d’être avec toi. (car oui ! l’agression vient en fait d’un manque d’amour !) …  »

Si vous ne trouvez pas ce qui souffre en vous, et que vous n’êtes pas trop pudique, n’hésitez pas à le mettre en commentaire, j’y répondrai si la question est compréhensible

L’expression de souffrance est un chemin du coeur, difficile pour le mental qui pense être mis en plein milieu d’un « no mans land », à découvert , la moindre « balle » peut venir vous toucher au plus profond, mais n’oublions pas , que le coeur même si chemin à risque, reste le seul qui mène à la tâche