Vous avez déjà eu des crises d’angoisse ?

Des vraies? Pas une petite boule au ventre, mais celle qui vous retourne le cerveau, le ventre, qui vous empêche de respirer, qui vous fait croire que l’hopital psy n’est pas loin ?

Je me suis tatée à en parler pendant un petit moment, puis je me suis dis que je n’avais rien à cacher !

Entre le départ en France pour les stage début mars, les haters (comprenez les rageux qui critiquent sans raison), le manque d’amour, la maladie, le retour fin mars, puis le depart pour le japon, le fait de passer des vacances avec des personnes autres que mon mari … tout cela m’avait grandement stressé ! au point que mes crises d’angoisses sont revenues !

Parce que oui, Johanna adulte n’a pas peur du changement, elle brave tempêtes et marées comme personne, mais la petite Johanna, 5/6 ans..; elle est une flipette ! une gamine qui a besoin d’être rassurée, chouchoutée, épaulée… en gros, une gamine qui a besoin d’entendre quelqu’un qui lui dit que tout ira bien …

Depuis que mes premières crises d’angoisses étaient survenues en 2009,

j’avais appris à les gérer, tellement bien qu’avec le temps, je ne prenais même plus la peine d’écouter ce que ces crises pouvaient bien vouloir dire ! alors que ne l’oublions pas, les crises sont l’expression de ces peurs les plus profondes qui nous empechent d’avancer, au fond, c’est une pure bénédiction de pouvoir les voir remonter en surface, et ainsi pouvoir les traiter … même s’il est clair que sur le moment, on peut avoir bien du mal à se dire cela !  Jusqu’à présent ces dernières ne s’étaient manifestées que lorsque j’allais à l’encontre des choix du coeur, quand par exemple je restais dans un boulot non fait pour moi, que je restais bloqué dans une situation par manque de courage de tout changer …

Suite à la maladie d’avant départ en France, j’avais lâché un si gros poids karmique (stress familial) que j’arrive à lâcher prise sur TOUT ! je pensais avoir toucher le paradis du bout du doigt, moi Johanna, n’en ai rien à faire de tout ce qu’il se passe autour de moi. La maladie sert à ça aussi ! avez vous remarqué que quand vous avez de la fièvre, vous n’avez qu’une envie : rester au lit, tout le reste ne vous importe que peu !

Je pensais mon calvaire terminé, puis en arrivant au Japon, rebelotte, des crises d’angoisses à m’en faire passer des nuits blanches, de peur… et quand quelqu’un vous demande « mais de quoi tu as peur, qu’est ce qui te stresse ?  » impossible de répondre… parce que la vraie crise d’angoisse, c’est le mental qui dit Merde à la vie !

En même temps, si je savais quelle était la cause, je viendrai à bout bien plus facilement de ces souffrances handicapantes. Parce que oui, la vraie crise d’angoisse vous empêche de sortir de chez vous, de voir des gens, de faire des choses …

J’ai passé une semaine à lutter contre cela, puis un soir, je me suis dis que plutôt que de bousiller mes vacances bien méritées, j’allais essayer de rassurer l’enfant en moi, chose que jusqu’à présent, je n’avais fais que de manière hâtive.

J’ai donc passé la nuit à prendre mon enfant intérieur dans les bras, et à lui demander ce qu’elle voulait, ce qui l’aiderait à aller mieux, parce que quand on est en pleine crise d’angoisse, en général, on ne sait pas pourquoi on stresse, mais on sait ce qui nous aiderait à aller mieux … et là concrètement, c’était être avec mon mari seulement, et ne plus voir autant de gens … c’est un peu dur au Japon ! Fort heureusement, nous allions passer le weekend au mont fuji, et donc en pleine nature, ce qui allait surement grandement m’aider.

Le lendemain, j’en ai parlé à mon mari, puis j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai expliqué à nos amis que je faisais ces crises, genre de chose dont on n’aime pas se vanter en règle général. Je me suis de suite sentie bien mieux, le fait d’arriver à exprimer ce qui souffre en nous est le début de la compassion. Compassion des autres envers nous, et donc de nous même adulte envers nous enfant !

J’ai compris grâce à ce dernier mois vraiment difficile, que je devais garder du temps pour moi et ne plus toujours dire oui, même si cela risque de vexer, que je devais dire ce qui n’allait pas même au risque d’être jugée, que quoi que l’on fasse on ne peut pas satisfaire tout le monde… et …

j’ai surtout retenu que les crises sont là quand on est en manque de temps pour soi, d’amour pour soi. Rien ne sert de se mettre la pression, notre tâche de vie n’en sera pas accomplie plus vite, nous n’en serons pas plus heureux …

et le but de la vie, n’est il pas tout simplement d’être en jouissance ?