Notre corps est comme une calèche, le chemin sur lequel nous circulons est un chemin de terre. Comme tous les chemins de terre il comporte des nids de poule, des trous, des bosses, des cailloux, des ornières et des fossés de chaque côté. […]

Cette calèche est tirée par deux chevaux, un blanc à gauche (yang) et un noir à droite (yin), ces chevaux symbolisent nos émotions, ce qui montre à quel point ce sont elles qui nous tirent et nous mènent dans la vie.

La calèche est conduite par un cocher qui représente notre mental, le conscient.

La calèche à 4 roues, 2 à l’avant qui sont les bras, 2 à l’arrière pour les jambes. A l’intérieur de la calèche il y a un passager que l’on ne voit pas. Il s’agit du ou des guides intérieur.

La calèche avance donc dirigée en apparence par le cocher, en apparence, car même si c’est lui qui le conduit, c’est le passager qui a donné la destination […] de la qualité de la conduite du cocher vont dépendre la qualité et le confort du voyage.
S’il brutalise les chevaux (émotions), ceux ci vont s’énerver ou s’emballer et risque de conduire à l’accident.

Si le cocher manque de vigilance, les chevaux risquent de tomber dans les ornières (reproduction de schémas parentaux par ex), de la même manière, il ne saura pas non plus éviter les trous, les bosses… et le voyage sera très inconfortable pour le cocher et pour le passager.

Si le cocher s’endort, ce sont les chevaux qui dirigent.

Si nous nourrissons plus le cheval noir, alors il tirera plus fort à droite et nous serons guidé par nos émotions maternelles; à l’inverse le blanc pour les émotions paternelles […] parfois, une pièce ou une roue de la calèche lâche, soit car trop fragile, soit car la calèche est passée par trop de bosses. Il faut alors réparer. Selon la gravité, nous allons pouvoir le faire nous même (cicatrisation, repos…), devoir faire appel à un dépanneur (medecine douce et naturelle) ou si bien trop grave faire appel à un réparateur (medecine moderne). Mais il faudra de toute manière pas seulement changer la pièce, il faudra aussi réfléchir à la conduite du cocher.


Parfois la calèche traverse des zones sans visibilité, nous ne savons pas où nous allons, il peut s’agir d’un simple virage, il faut alors ralentir …

( extrait modifié du livre de Michel odoul « dis moi où tu as mal, je te dirai pourquoi ».)