Perdre un être cher,quelqu’un qui nous est proche, Comment aller de l’avant  ?

le « AVANT »…

Ce n’est jamais facile, mais premier point auquel il faut prêter attention, c’est a prendre le temps de dire aux gens qu’on les aime tant qu’ils sont là, bien qu’après ils puissent tout de même vous entendre, cela n’empêche pas qu’il n’y a plus le contact physique, alors poser vous la question, « et si demain je perdais telle ou telle personne, si je perdais ma mère, n’aurais- je pas envie de lui dire encore et encore à quel point je l’aime ?lui dire merci pour tout ce qu’elle a fait pour moi ?  »

Alors allez y, allez de suite, dites à ce que vous aimez, que vous êtes là pour eux, et qu’ils sont importants dans votre vie!

Pour ma part, avant la mort de ma mère, je lui avais écris un très longue lettre, lui expliquant tout ce que je ressentais pour elle, à quel point elle m’en avait fait baver, mais aussi à quel point elle m’avait aidé à devenir qui je suis, caractérielle qu’elle était, je suis sûre qu’elle ne l’a jamais lu, mais c’est pas grave, son âme, elle , savait …

le « PENDANT »

Je crois que l’on ne réalise pas de suite, il faut un certain laps de temps avant de prendre conscience que cette personne ne fera plus partie de notre vie physiquement parlant.
J’ai eue un petit « avantage » (je le mets bien entre guillemets, car savoir la mort des gens à l’avance est loin d’être un avantage !) contrairement à d’autres, je savais qu’elle allait mourir depuis un an environ (claire-audience), du coup j’ai eu le temps de m’y « préparer » (bien que je crois que l’on est jamais prêt à cela !).
De plus, nous avions fait un soin ensemble quelques jours avant, et cela avait confirmé qu’il ne restait que peu de temps (cela a permis de lui enlever toute douleur physique, pour partir en paix, et sans souffrance).

Quand la personne vient tout juste de mourir, il faut lui parler, si vous vous sentez le coeur à l’ouvrage; lui dire qu’elle est partie, car beaucoup n’ont pas conscience qu’ils sont morts. Il faut surtout être doux, car cela peut leur faire un choc, brutal. Cette étape va non seulement aider la personne partie, mais aussi celui qui vient de la perdre.

C’était amusant, car je fouillais dans ses habits, et puis elle me dit « tu ne touches pas », et en souriant, je lui ai répondu que maintenant , elle ne pouvait plus m’empêcher de piquer ses fringues ! et toute les deux nous souriions. je crois que c’était l’une des premières fois ou nous arrivions à nous parler avec tendresse et amour, sans rien d’autre.

Le jour où j’ai vraiment pris conscience qu’elle était partie, c’est le jour des ses funérailles. Voir ces gens pleurer, je crois qu’en fait, j’étais triste pour moi , mais je ressentais surtout la douleur des autres. J’avais l’impression de mieux le vivre que certaines personnes qui ne faisait pas partie de la famille, peut être être grâce à la façon de voir les choses, le fait de savoir qu’il y a une vie après la mort, de me dire que je pourrais surement parler avec elle un peu plus tard … tout ça aide, surement.

Il est important aussi de respecter le souhait de la personne sur le déroulement des ses funérailles, que ce soit cercueil, incinération, ou autre… car la personne vous voit faire tout cela, et elle peut aisément prendre conscience, vu ce qui se déroule sous ses yeux, qu’elle est bien partie, et que vous prenez soin de la respecter, malgré son absence.
Important aussi de ne pas s’engueuler avec les personnes de la famille pour l’héritage ou quoi que ce soit d’autre, cela retient la personne dans notre monde, car elle s’inquiètera de la finalité de l’histoire.

le « APRÈS »

C’est ce qui est le plus difficile je crois, car personne ne peut comprendre ce que cela fait, tant qu’il ne l’a pas vécu, les gens autour de vous ne savent pas comment se comporter, vous entendez à longueur de journée « toutes mes condoléances »… enfin bref ! difficile d’aller de l’avant quand les autres n’y arrivent pas ^^

Je savais grâce à l’expérience de ma mère (avec ma grand mère) qu’il ne fallait pas « trop » pleurer les défunts, car cela les retient près de nous, au lieu de partir à la lumière, ils ont peur que nous n’allions pas de l’avant, ou pire que nous fassions une bêtise, et ils pensent qu’ils peuvent nous aider de la où ils sont.
Mais en fait, il leur est impossible tant qu’ils n’ont pas recouvré leur puissance de faire quoi que ce soit en notre faveur. Une fois monté à la lumière, il est alors possible pour eux de venir nous voir dans notre sommeil (n’avez vous jamais remarqué que vous rêvez des personnes disparus, comme si c’était réel ? ).

J’ai appris grâce à ma mère (nous avons réussi à parler ensemble en écriture auto), que même si l’on est monté à la lumière (ce fut son cas) on ne peut pas revenir de suite dans le rêves des vivants, ni même leur parler aussi souvent qu’on le souhaite, car ils doivent d’abord passer par l’étape « je passe ma vie en revue pour voir ce que j’ai fais en conscience et sans conscience », ensuite, et seulement après cela, ils ont le « droit » de faire ce qu’ils veulent.
Il y a 7 étapes avant d’arriver à la lumière. Enfin , la lumière « ulitme », ces étape sont quand même « dans la lumière ».
Avant c’est ce que les cathos appelleraient le purgatoire, mais ça fait peur ce mot, non ?
et pendant cette période là, il est important de dire à la personne disparue que vous l’aimez, et que vous êtes là pour elle, car pour certains, cette étapes est très difficile, on se retrouve face à soi même et ses culpabilités…

voila pour l’expérience, et mon ressenti, après chaque disparition est propre à chacun, et l’on ne peut pas faire de généralité, il faut se laisser le temps d’accepter, et puis, le temps fait bien les choses !