Se découvrir soi-même, c’est prendre le temps de regarder cet enfant en soi qui a souffert, prendre le temps de le consoler, de le rassurer, avec les mots qu’il aurait aimé entendre lorsqu’il fut blessé… C’est en soignant cet enfant que l’on peut changer les blessures de l’adulte.

Pour vous donner une idée, je vais vous raconter mon expérience sur le sujet:
Lorsque j’étais petite, je faisais partie des ces enfants qui avait une maman radin-Câlin.
Ces enfants pour qui la maman ne donne de câlin et d’amour que lorsque l’enfant est malade, il fallait que je sois à l’agonie pour avoir un soupçon d’attention, que j’ai le droit de manger ce que je veux (car il fallait que je reste mince= problème de poids à l’âge adulte), et que j’ai le droit de regarder la télé (et donc de prendre du temps pour ne rien faire de constructif)… cela s’est répercuté sur ma vie d’adulte,comme vous pouvez vous en douter: j’avais compris que lorsque j’étais malade on s’occupait de moi, et que j’avais le droit de ne pas être parfaite ! La maladie était LA solution !

Il a fallu des années, avant que je le comprenne d’où venait la souffrance, cela paraît évident lorsque c’est dit comme ça, mais faire un travail sur soi pour comprendre ce qui nous a à ce point marqué… il m’a aussi fallu des années avant de trouver comment faire pour m’en sortir … jusqu’au jour, où j’ai « juste » pris cette enfant dans mes bras, je me suis auto-câlinée (j’ai mis mes bras autour de moi, j’ai fermé les yeux et j’ai senti tout cet amour que je pouvais avoir pour moi-même, pour ce petit moi en souffrance), auto-rassurée et je me suis dis tout ce que j’aurai aimé que ma mère me dise…le soulagement fût immédiat, on ne m’avait jamais parlé aussi gentiment, et puis en plus, vu que cela venait de moi, je pouvais le faire n’importe où, à n’importe quelle heure, chaque fois que j’en ressentirai le besoin !

Toutes les maladies ne se sont pas arrêté de suite, des fois, il faut quelques mois voire semaines avant que l’enfant comprenne qu’il n’a plus besoin de montrer qu’il est mal pour avoir de l’amour…
Mais maintenant tout est terminé. Certes d’autres experiences viennent à moi, mais celle de l’enfant en manque d’amour maternel est réglé.

Essayez, prenez vous dans les bras, apportez vous cet amour que vous avez toujours attendu de l’extérieur… L’amour intérieur est bien plus fort, ce n’est qu’en le goûtant que l’on peut comprendre ce que ça fait d’aimer, de s’aimer soi et sa propre misère, sa propre souffrance.
On passe alors de ceux qui cherchent en l’autre, à ceux qui trouvent en eux.