(partage d’un bout de vie qui fût assez compliqué à gérer! )

En 2013 lorsque nous avons décidé de partir vivre en Asie, j’ai commencé à avoir tout les soirs une sorte de déglutition incessante.
Tous les soirs, au moment où j’arrêtais mes activités quotidiennes, que je me posais enfin, (et que donc je n’avais plus rien pour « occuper » mon esprit) je commençais à déglutir, sans savoir pourquoi, avec la sensation d’avoir quelque chose collé sur mes amygdales, et du coup mon corps faisaient affluer la salive pour faire partir ce corps étranger, pourtant inexistant.

Cela ne cessait pas au point de me rendre malade. Au début ce n’était que le soir, puis avec le temps, cela persistait malgré la nuit, c’est devenu de gênant à handicapant.

Lorsque nous sommes partis, cela s’est arrêté en arrivant dans le nouveau pays, pendant un temps, seulement.
Au mois d’aout, cela à recommencé, soit 5 mois après mon arrivée.
D’où cela pouvait-il venir, il n’y avait pas d’élément déclencheur apparent, je me doutais que cela venait du stress, mais je n’avais pourtant pas l’impression d’être vraiment sous pression.

J’ai donc demandé aux guides, avec l’aide d’une amie, en écriture automatique d’où cela pouvait venir, ils ont dit que cela venait d’un choc émotionnel de 2010, et que pour pallier à ce désagrément, je devais … manger des prunes !

Lors d’une séance d’acuponcture, j’ai profité de l’occasion pour demander si il y avait des patients qui présentaient les mêmes symptômes, moi qui pensais ne jamais trouver de réponse… (internet ne fut pas mon ami sur ce sujet là ! )
il m’a dit bien connaître cela, et que en acuponcture, cela se nommait « le syndrome de la sensation du noyau de prune ». J’ai trouvé cela dingue que les guides me disent la veille, de manger de prunes, et que le nom soit si similaire.

En quoi manger des prunes pouvait aider à faire disparaître cette sensation? …après 4 jours seulement à faire ce « régime » j’ai eu comme une révélation !
J’ai compris d’où venais ce stress.
2010 est l’année du départ en Australie, donc énorme changement qui malgré qu’il fut facilement accepté par « l’adulte » en moi, restait extrêmement éprouvant pour mon enfant intérieur.
La partie « adulte » se sentait capable de vivre cela sereinement, mais pour l’enfant c’était un déracinement, la peur de l’inconnu, l’abandon de la famille, et puis, la solitude !

Et cela était ressorti en voulant repartir une nouvelle fois à l’aventure.
L’adulte impatient, mais l’enfant: terrorisé !

Du moment où il a été mis en lumière cette peur, il a été possible de travailler dessus, et d’essayer de la comprendre. L’enfant-moi, ravi d’avoir enfin de l’attention, n’avait plus besoin de s’agiter, et de s’énerver.

De là, tout s’est arrêté. Plus de symptômes.

Cela recommence de temps à autre, lorsque je ne prête plus assez attention aux souffrances que peut ressentir mon enfant-moi, mais maintenant, je sais que lorsque cela survient, ce n’est pas pour m’embêter, mais seulement pour me dire que quelques chose ne va pas, et au lieu de le vivre avec énervement, je tente la compassion. Avec moi-même.

Ce partage est un peu (trop) personnel, mais je me suis dis que cela pourrait peut-être parler à certain(e)s.