Ecrit en avril 2015.

 

Cette nuit, j’étais encore un peu fébrile (le mal-a-dit n’a toujours pas guéri !), mon mari est parti à la salle de bain, je le sens revenir et se mettre dans le lit, j’étais dos à lui, alors je me recule un peu pour avoir un câlin, mais là j’ai beau me reculer, je ne sens rien de physique, pourtant j’ai bien senti le drap bouger…
je me tourne, et là petit frisson, je vois une petite fille collé à moi, trop contente !

Sauf que moi j’ai un peu peur sur le coup, alors je lui demande qui elle est, d’où elle vient, qu’est ce qu’elle veut…
“Rien je veux juste un câlin avec Maman, en attendant que papa revienne”.
Tiens, une petite nouvelle dans ma grande famille !
Elle est vraiment mignonne, petite brunette aux yeux noisette, grand sourire avec quelques dents manquantes !

Puis elle me dit, “je suis aussi là car Maman est malade, et qu’il faut l’aimer”
J’ai de gros frissons, les larmes aux yeux.

Hier soir avant de me coucher, j’ai eu une discussion avec mon frère, et il m’a dit (après une longue discussion sur la maladie): “le bon plan avec la fièvre, c’est qu’elle te fait oublier tout ce qui n’est pas important, et que tu t’en fou de tout, tu lâches prise même si à la base tu ne le veux pas.”
Et là avec cette petite collée contre moi, je lâchais prise, mais en plus je me remplissais d’amour. D’amour inconditionnel, celui d’une mère.
Elle s’appelait Sophie.

Mon mari est revenu de la salle de bain, Sophie est partie, puis je me suis rendormie, sereine et pleine de jolies pensées.

Au réveil ce matin, j’étais moins malade, j’ai réussi à comprendre dans la nuit d’où venait les maux (j’en ferai une vidéo), et j’ai retrouvé une petite partie du “grand moi”.

Les fantômes peuvent faire peur, mais si l’on dépasse cette barrière, ils deviennent de merveilleux confidents, et porteurs de leçons.