Avant que je démissionne, en mai 2015…je subissais énormément de stress…

Mais… cette période fut malgré ces difficultés, une période d’apprentissage en accéléré, si c’était à refaire, je le referai sans hésitation, je me suis encore un peu plus découverte, mes limites et moi.
Et dès l’on prend en compte ses limites, on peut alors aller vers ce que nous sommes au plus profond.

Hier soir, alors que je m’endormais, mental bien sur le devant de la scène (« et comment je vais gérer ça avant l’ouverte de jeudi soir, et ça, oh et il faut que je m’occupe de ça aussi, et puis de ça …” impossible d’arrêter de penser, ni même de méditer: Bonne occasion pour lâcher prise sur le “je n’y arrive pas »)
Je commençais à trop penser au point que l’endormissement et ma sérénité s’envolaient peu à peu, quand tout à coup j’ai eu un flash d’un aigle royal…
Le genre majestueux, des ailes de 2 mètres d’envergure, un oeil perçant et la plume scintillante…
Ce qui était très bizarre c’est que je voyais les choses avec le regard de cet aigle, tout était si … petit, si … insignifiant, si … peu important !
J’étais cet aigle.
et puis ceci fût confirmé par un de mes guides qui me dit :
“ souviens toi du temps où tu voyais tout de haut, ou les seules choses importantes étaient ta famille, et te nourrir”

J’étais bien, dans les airs, survolant des plaines d’un vert chatoyant, j’arrivais même à voir la rosée sur les brins d’herbe qui étaient pourtant si loin,
je voyais ces brebis bien blanches, qui me paraissaient appétissantes (pour moi qui ne mange presque plus de viande, c’était une sensation bizarre!), je voyais ces cours d’eau et sentais la brise sur mon bec, l’espace d’un instant, la vie était si facile … et puis, je me suis souvenue que cela était mon choix de voir les choses de cette manières en tant qu’humaine aussi…
(je vous encourage vivement à sauter en parachute, ça fait le même effet !)
Je suis revenue à moi, l’odeur de l’herbe fraichement coupée encore présente,
j’avais toujours ces pensées à propos de ces deux jours à venir, tout me paraissait encore très difficile à finir, mais à mes yeux, cela n’avait plus d’importance, je ne m’identifiais plus à cette “possible non réussite” .
Comme me disait mon père quand j’étais plus jeune, « si tu ne vois plus le chemin, alors sors ta tête du guidon » ^^